Médico-social : ces femmes qui ont révolutionné les soins infirmiers

Si l’attention portée aux malades existe de longue date, les soins infirmiers tels que nous les connaissons sont relativement récents. C’est sous l’impulsion de quelques pionnières, telles que Florence Nightingale, Léonie Chaptal et Valérie de Gasparin, que les infirmières prendront progressivement en main leur formation et développeront ainsi leur identité. Avec Brigad, découvrez ces trois femmes qui, à contre-courant des pratiques et des mœurs de l’époque, ont contribué à faire évoluer la profession !

Petite histoire de l’origine des « soins infirmiers »

Loin des IV (intraveineuses), IM (intramusculaires) et autres PMO (prélèvements multi-organes), les premiers soins infirmiers n’étaient pas ceux qu’ils sont aujourd’hui. La technique médicale n’étant dispensée que par les médecins (hommes exclusivement), la fonction infirmière de l’époque revenait à l’autre sexe qui ne jouait alors qu’un rôle de garde-malade. On vous explique.

Soins infirmiers : un peu d’étymologie

Non, ce n’est pas une erreur de typographie : le terme infirmier serait une évolution de celui d’enfermier ou enfermerier. Enfer, vous avez dit enfer ? Il semblerait que oui. L’étymologie du mot nous apprend que ce terme signifiait « faible », « malsain », « malade ». Une personne malade ou infirme était en effet considérée comme possédée par le mal, lui-même issu de… l’enfer. Selon le CNRTL, l’enfermerier désignait donc la personne qui s’occupait des malades. Inutile de préciser que rares (voire inexistants) étaient ceux qui se ruaient sur la liste d’attente. Plutôt tourner les talons que de se frotter au diable toute la sainte journée !

Mais qui prodiguait donc les premiers soins infirmiers ?

C’est donc essentiellement l’avènement du christianisme au Moyen Âge qui marque le début de l’histoire des infirmières. Avec lui, se développe une forme de miséricorde (assistance hospitalière). Nous l’avons dit, aux côtés du mal, tout le monde n’avait pas sa place. Le rôle de garde-malade revenait donc aux femmes de mauvaise vie ou aux pieuses religieuses. Les femmes de bonne famille étant totalement écartées de ce monde pensé « malsain ».

Un rôle de femmes, pourquoi ?

Pourquoi ce rôle n’était endossé que par des femmes quand les médecins étaient exclusivement des hommes ? La question se pose, en effet. La femme était considérée comme dotée de dévouement et de compassion. Ce don naturel l’amenait alors logiquement à « prendre soin » des siens, des autres. L’homme quant à lui, taillé pour combattre, était plus enclin à traiter le mal à la racine et ainsi, à « faire les soins ». Quand l’homme usait de la technique, la femme explorait la veillée « satanique ». L’activité ne devait pas encore faire rêver…

Florence Nightingale : à l’origine des soins infirmiers modernes

Heureusement, il y a de ces personnages qui, par leur courage et leur dévouement, changent le cours de l’histoire. Florence Nightingale en fait partie. Sans doute la plus connue de ces trois pionnières, c’est elle qui jette les bases des soins infirmiers modernes qui sont aujourd’hui entérinés dans le Code de la santé publique.

Dès 1860, elle fonde la première école d’infirmières d’Angleterre et oriente les soins sur le patient et l’hygiène. Mais sa contribution ne s’arrête pas là : c’est également elle qui introduit la statistique dans le domaine médical. Découvrons cette femme hors du commun qui voua sa vie à soigner malades et blessés malgré ce que lui imposait son rang (Florence était issue de la haute société britannique) et contre la volonté de ses parents !

D’un cruel manque d’hygiène à l’asepsie, il n’y a… qu’un siècle !

Si l’hygiène des soins et des lieux est aujourd’hui une évidence, elle ne l’était pas vraiment à l’époque. C’est Florence Nightingale qui révèlera son importance et l’introduira dans la formation infirmière.

Nous sommes au XIXe siècle, la guerre de Crimée éclate. Dans l’hôpital de campagne dans lequel elle est en mission, les soldats sont plus nombreux à mourir des suites de maladies infectieuses que de leurs blessures. Alors qu’elle arpente les camps, Florence constate l’hygiène quelque peu « douteuse » des soldats et des lieux. Déjà convaincue que ces conditions sanitaires sont responsables de la propagation des maladies, elle ordonne un nettoyage minutieux de l’hôpital. En peu de temps, le taux de mortalité chute considérablement. Les soins infirmiers vont alors prendre une tout autre forme, l’hygiène devenant peu à peu indissociable de la guérison…

On l’appelait « la dame à la lampe »

Accompagnée de sa lampe (non de son pince-nez), Florence avait pour habitude de visiter les blessés la nuit. Ce qui lui vaudra ce joli surnom de « dame à la lampe ». Elle mettra ainsi l’accent sur l’aspect humain de la fonction soignante, toujours indissociable des soins infirmiers tels qu’ils sont pratiqués aujourd’hui.

Vers une formation des infirmières et un axe hygiène-patients

Pour Florence Nightingale, le rôle de l’infirmière n’est plus celui d’une simple garde-malade qui s’occupe aussi bien des soins que du ménage ou de la cuisine, mais bien d’une soignante qui peut nettement améliorer le sort des patients. Et doit s’y consacrer pleinement !

À son retour en Angleterre, elle décide donc de fonder la première école d’infirmières à l’hôpital Saint Thomas de Londres. Elle donne ainsi une nouvelle définition aux soins infirmiers : nous sommes alors en 1860, désormais, l’infirmière a un rôle spécifique centré sur l’hygiène et les patients et elle l’apprend. Son travail devient complémentaire de celui du médecin.

Pour Florence toutefois, l’infirmière reste subordonnée au médecin qui pratique encore seul les soins. Elle ne doit ainsi centrer son attention que sur l’amélioration des conditions sanitaires (hygiène et propreté) et les patients. Le traitement de la maladie ou des blessures revient au savant médecin.

Saviez-vous que ?

  • La médaille Florence-Nightingale récompense les infirmiers ou aides-infirmiers pour « leur courage exceptionnel et leur dévouement à l’égard des blessés, des malades ou des handicapés » ainsi que pour « les services exemplaires ou un esprit créatif et novateur dans les domaines de la santé publique ou de la formation en soins infirmiers ».

Créée en 1912, il s’agit de la plus haute distinction qu’un infirmier puisse recevoir !

  • La Journée internationale des infirmières est célébrée le 12 mai, jour de la naissance de Florence Nightingale.

Valérie de Gasparin : la quête de la reconnaissance sociale d’un corps professionnel

Après l’Angleterre, cap sur la Suisse ! Contemporaine de Florence Nightingale, Valérie de Gasparin a moins fait parler d’elle. Pourtant, il semblerait que sa vision du « nursing » était plus proche des soins infirmiers modernes. Convaincue qu’il n’est pas nécessaire d’être ou de devenir « sœur » pour se former aux pratiques de soins, elle bouscule donc l’ordre établi et ouvre en 1859 la première école laïque d’infirmières au monde, indépendante de toute structure hospitalière (encore liée à la religion).

Les soins infirmiers, une activité pleine et entière !

Si l’école anglaise de Florence Nightingale est également laïque, les soins infirmiers sont encore de l’ordre de la vocation ou de la charité chrétienne. Valérie, au contraire, les perçoit comme un savoir clinique : l’infirmière soigne le patient, elle aussi. Dans son école, elle proposera alors une approche scientifique et médicale. Pour la première fois, des médecins viennent enseigner l’art d’exercer le métier. Les femmes sont ainsi formées à l’exercice des soins infirmiers à domicile selon une pratique libérale. Il ne s’agit plus d’un simple apprentissage, mais d’une formation théorique et technique.

Rémunération des infirmières : piqûre de rappel

Est-il utile de rappeler qu’une profession doit être rémunérée ? Pour boucler la boucle, Valérie de Gasparin ne s’arrêtera donc pas là : elle sera la première à demander un salaire pour les infirmières et marquera ainsi définitivement la rupture entre bénévolat et profession !

Léonie Chaptal : vers la reconnaissance de la profession infirmière

En France, c’est Léonie Chaptal qui sera la grande figure de l’histoire de la profession. Quand Florence Nightingale est considérée comme pionnière des soins infirmiers modernes, Léonie est nommée « architecte de la profession infirmière en France », par l’historienne Évelyne Diebolt. Une formulation assez révélatrice de l’engagement de Léonie pour la reconnaissance du métier.

Les techniques médicales à la maladie, les soins infirmiers au malade

Pour Léonie en effet, « l’infirmière doit savoir tout du malade, non pas tout de la maladie : la maladie c’est la science du médecin, le malade, c’est l’art de l’infirmière ». Le premier s’occupe de la maladie et non du malade. Et inversement, le second, du malade et non de la maladie. Ce sont donc deux exercices, certes complémentaires, mais distincts : dispenser les soins infirmiers doit devenir un métier à part entière.

Vers un diplôme d’État d’infirmier ?

Membre du Conseil supérieur de l’Assistance publique depuis 1913, Léonie présente huit années plus tard, avec l’aide et le soutien de Paul Strauss, ministre de l’Hygiène, de l’Assistance et de la Prévoyance sociale, un rapport sur la nécessité de réglementer la profession d’infirmière en France. Promulgué au Journal officiel le 1 juillet 1922, le décret instituera ainsi un brevet de capacité d’infirmières professionnelles qui donnera droit au titre d’infirmière diplômée de l’État français. Cependant, rien n’oblige encore à obtenir ce brevet pour exercer la profession.

Un métier aujourd’hui en mal de reconnaissance

Qui l’eût cru ? Après un tel combat pour faire naître et reconnaître un métier essentiel, la profession souffre aujourd’hui d’un grand manque de reconnaissance. D’après une consultation menée par l’Ordre national des infirmiers entre avril et mai 2021, les infirmiers s’interrogent sur leur avenir. Malgré une crise sanitaire qui a révélé un rôle essentiel, ils seraient 77 % à estimer que la profession infirmière n’est pas mieux reconnue par les pouvoirs publics depuis.

Pour Brigad, il est nécessaire de valoriser ces métiers !

Valoriser des métiers peu reconnus et pourtant indispensables, c’est l’ADN de Brigad. C’est pourquoi nous permettons aux entreprises de renforcer leur personnel et aux professionnels à leur compte de vivre leur passion et DE leur passion, libres et épanouis.

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